Lettre 2 à sidi Mohammed al-Madani en 1912/ 1330 le félicitant de son mariage.

samedi 2 janvier 2010

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De la part du serviteur, le plus humble, dont les péchés sont énormes, Ahmed ibn Mustafa al-‘Alaoui.

À l’attention de mon frère en Allah sidi Mohammed al-Madani, qu’Allah vous accorde Ses largesses, qu’Il dissimule, de vos yeux, les êtres crées pour ne voir que Son Ancienneté.

Que le salut d’Allah soit sur vous tant que Son Omnipotence règne sur le monde et que l’on dit : « Allah a une existence nécessaire ; tout ce qui est en dehors de Lui est néant ! ».

De votre part, j’ai reçu nombreuses missives. Ma réponse a cependant tardé pour des raisons qui vous n’échappent pas. Maintenant, Allah m’a guéri bien qu’Il connaît, mieux que tous, la vraie guérison. L’homme ne connaît pas où est son bien. J’ai voyagé de Mostaganem à Tlemcen avec des douleurs qui m’empêchaient de me lever. Aujourd’hui, mon état est meilleur comparé à hier. Cela relève de l’âme.

Quant [à l’esprit], j’ai vécu tellement de joie (uns) durant ma dernière maladie, au point de ne plus espérer en être guéri. Allah me suffit. Il est mon refuge.

Je m’en réjouis de votre mariage, relevant des sens. J’implore Allah que ceci vous apporte davantage de joie et vous ancre plus dans la Présence divine.

Gardez-vous de préférer les désires humains et de laisser la spiritualité suspendue, alors qu’elle est trop précieuse pour qu’elle soit délaissée. Les détails de ce que j’ai synthétisé ne vous échappent pas : «  Nous attachons son destin au cou de chaque homme le jour de la résurrection  » (Sourate, Le Voyage nocturne, al-Isrā’, v. 13) ; «  Rappelle leur tout cela de peur qu’ils ne soient entraînés à leur perte à cause de leurs œuvres  », (Les Troupeaux, v. 70) ; Lorsque le Vrai viendra, «  toute âme saura ce qu’elle a fait de Bien et de Mal  », (Sourate : La Rupture du ciel, al-Infitār, v. 5) alors que l’homme n’a, en dehors de Dieu, ni Maître ni défenseur. C’est Allah qui apporte victoire et secours. Qu’Allah vous bénisse.

Gardez-vous de compter sur l’existence d’Autrui. Le fait de s’appuyer sur un objet (istinād) annule la prière. S’attacher à quiconque en dehors d’Allah est un mal chronique.

Et comme chaque énoncé nécessite une démonstration, je m’explique : Déclarer par le discours que : «  Nul n’existe en dehors d’Allah  », impose au cœur de ne pas s’appuyer sur quiconque en dehors de Lui, de ne pas espérer en aucun être, ni homme, ni djinn. Allah nous suffit et c’est Lui notre secours.

Transmettez nos salutations à tous les Fuqarā’ et dites-leur mes respects. Nous pensons à vous et ne cessons d’espérer vous rencontrer en personne.
Celui qui vous aime Ahmed al-Alaoui.




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